Poèmes et murmures…

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L’invitation au Voyage

Si je devais t’écrire, que pourrais-je te dire  Sinon qu’avec toi, j’ai retrouvé la foi La foi dans la vie, la foi dans le bonheur 

Que tout n’est pas fini, que le rêve existe encore                                                   

Je rêve d’un départ, que nous ferons à deux 

Je garde en moi l’espoir d’une fugue en amoureux 

Et nous prendrons un train qui nous prendra au loin 

Sans nul autre bagage, que ton corps et le mien 

Nous laisserons sur le quai toutes nos obligations, 

Les interdits, le temps et toutes nos frustrations 

Nos culpabilités et nos devoirs asservissants 

Nos rêves déçus et nos désillusions 

Nous traverserons des champs et des prés 

Nous chanterons des hymnes à la liberté 

Nous jetterons par les fenêtres 

Tout ce qui pourrait déranger nos êtres 

Nous nous adonnerons à ces jeux voluptueux 

Où nos corps par trop de désirs, 

Défieront la damnation des dieux 

Le temps d’un rire… le temps d’un soupir

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Lettre ouverte à des esprits ouverts 

Je t’écris à toi ma Patrie, mon seul juge

Je t’écris ma révolte et mes nuits sans refuge

Je t’écris mon désespoir et ma marche à la dérive

Je t’écris je t’aime, mais alors qu’est ce qui m’arrive !

Toi et moi c’était une belle histoire d’amour

La plus belle, l’unique la plus vraie

Une histoire qui grandissait de jour en jour

Parsemée de promesses, de rêveries et de projets

Je rêvais de te rendre plus belle que la beauté

Je te tissais de mes mains de belles nattes dorées

Pour que tu marches la tête haute, parée de ta fierté

Pour que tu sois la meilleure, pour toujours, à jamais

J’ai écrit de mon sang ton histoire glorieuse

Je t’ai arrosée de ma sueur pour que tu sois heureuse

Je t’ai présenté ma vie sans regrets, en offrande à tes pieds

Je t’ai offert mon avenir, mon présent et mon riche passé

Oh Patrie, je te pleure fort tel un orphelin

Je pleure notre amour étouffé par le chagrin

Qu’est ce qui nous arrive ? qu’ont-ils fait de toi ?

Pourquoi s’acharnent-ils à vouloir te tuer en moi ?

Mais je sais que tu m’aimes,

Et je sais que tu es la même

Mais ces ogres méchants,

Veulent à tout prix taire mes chants ;

Je le sens je le vois, ils veulent te salir

Pour me pousser à te quitter et à partir

Ils veulent te souiller de leurs mains sales

Pour que je te fuis tel un prisonnier en cavale

Patrie, Patrie, je te sens faiblir, je te sens humiliée

Et moi j’ai l’âme meurtrie et mon cœur est brisé

Mais non patrie ! Relève ta tête, reprends ta fierté

Tu n’appartiens qu’aux justes et à tes dévoués

Ces ogres méchants mourront de leurs saletés

Broyés par les remords pour leurs crimes inavoués

Mais mon amour pour toi, c’est pour toujours, pour l’éternité

Patrie Patrie, Ne l’oublie donc Jamais.

                   

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Les mains infidèles 

On s’était retrouvés, un peu par hasard

Mes yeux t’aperçurent et le temps s’était arrêté

Tes yeux me priaient de croiser ton regard

Comme pour s’excuser d’un rendez vous manqué

Nous fûmes l’un à l’autre présenté

Je feins de ne pas te connaître

Mais quand nos mains s’étaient touchées

Je tremblais déjà de tout mon être

Tu tardas ta main dans la mienne

Et je ne pouvais qu’en être troublée

Je me sentais redevenir tienne

Le temps de tout me remémorer

Tu étais venu accompagné

Je n’étais pas seule moi-même

Cette autre a l’air de me remplacer

Dans la vie du seul homme que j’aime

Je ne pouvais retirer ma main

Que tes doigts, furtivement caressaient

Que l’espace et le temps me parurent vains,

Devant nos corps qui par nos mains, s’entrelaçaient

Rien en dehors de toi et moi alors n’existait

Rien que cette belle et enivrante volupté

Et que nous importait, si les autres regardaient

Ces mains infidèles qui ne pouvaient se détacher

Et nos yeux impatients se surprennent

A pleurer ta main qui quittait la mienne

Encore par devoir, encore un autre départ

Se donnant rendez-vous pour autre hasard.

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 La ronde des muets 

Quand le temps n’a plus de mémoire, 

Quand l’homme dans sa folie, macule son histoire, 

Quand les yeux se regardent sans vraiment se voir, 

Quand les langues se lient  par peur, par désespoir, 

J’ai peur et je pleure ! 

Quand l’enfant ne sait plus ce que c’est que jouer, 

Quand la petite fille n’a plus droit à sa poupée,  Quand la mère vend sa chaire pour pouvoir manger, 

Quand le choix n’est plus que mourir ou vivre sans dignité, 

J’ai peur et je pleure ! 

Quand violer, voler, spolier devient institutionnaliser, 

Quand truquer, traquer, torturer est affaire de sécurité, 

Quand bourreaux et criminels sont ainsi glorifiés, 

Quand le monde regarde, entérine et se tait, 

J’ai peur et je pleure ! 

Quand le sang des morts, n’a plus de couleur, 

Quand le chant des bombes, étouffe les cris de peur,  Quand le sourire cède la place à un rictus de douleur, 

Quand la braderie de l’homme est signe de grandeur, 

J’ai peur et je pleure ! 

J’ai peur des lendemains, des jours incertains, 

J’ai peur pour l’enfant et pour les esprits saints, 

J’ai peur pour le jour où pour faire la ronde, 

Le monde ne pourra plus se donner la main ! 

6 Réponses à “Poèmes et murmures…”

  1. elgreco dit :

    j’adore ce poéme
    et je t’invite à le publier dans notre revue Astrolabe…du CIGV:
    http://www.cigv.com

    Laisses moi une petite réponse sur mon Blog voyageur si tu veux bien… Merci!

    @micalement
    El Greco

  2. Doghri Abdelaziz dit :

    Merci pour se poème il est formidable.
    Ton ami pour toujours le Djerbien

  3. zabadi dit :

    @ Doghri le djerbien: ton blog est à lui seul un poème, une hymne à l’amour de cette île magique où j’ai moi même de la famille par alliance. Je me souviendrai toujours du mariage à la djerbienne auquel j’ai eu l’immense plaisir d’assister et au cours duquel je suis monté sur la « jehfa », j’adore ton île et la manière dont tu lui dédie ton amour.
    Ps: ton blog est absolument à visiter, bravo!!!

  4. hamdi dit :

    trés bien

  5. Maamar dit :

    Que dire a part allah yar7ém eli 9arrah ou warra !
    No coment !

  6. margo27 dit :

    Bonjour
    Mon association « J’attends donc je lis » propose de publier des textes courts,poèmes, quatrains et haïkus 5 fois par an. (Gratuitement, bien sûr !)
    Vous pouvez tenter votre chance avec vos propres textes à cette adresse:

    http://jattendsdoncjelis.unblog.fr/

    Cordialement
    Sabine, la présidente

    Dernière publication sur Les mains de Sabine : Une feuille, un livre

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