Archive de la catégorie ‘Autrement dit’

Ibrahim Letaïef se lance dans la blogosphère… Bienvenue à son humour décapant et à sa sensibilité émouvante!!!

Dimanche 1 février 2009

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Je viens d’apprendre par le biais d’une amie bloggueuse le lancement du blog du si talentueux cinéaste si Ibrahim Letaïef, et je fûs heureuse de découvrir un blog écrit avec une grande légéreté melèe à une immense sensibilité, rien d’étonnant puisque c’est l’Artiste qui parle, alors nul besoin de tant d’esprit sa plume va et court d’elle même puisque c’est le coeur et le talent qui la conduit!

Alors merci si Ibrahim de venir agrémenter par votre blog la blogsphère tunisienne!!!

 

El Teatro: découverte d’un Talent et confirmation d’un génie

Mercredi 9 juillet 2008

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Tawfik Jebali vient de présenter la dernière édition des travaux de son « El Teatro Studio » les 4,  5 et 6 juillet avec une oeuvre intitulée ISHKABED ou « la cité de l’amour ». Et parce que j’ai adoré l’oeuvre dans sa conception et son exécution que je n’ai pas hésité à assister aux deux représentations, et à chaque fois je savourais la pièce comme si je l’a voyais pour la première fois!!! Un vrai moment de bonheur et de plaisir!!!

ISHKABED (que j’ai envie d’écrire ainsi ISHQABED) est une pièce d’une grande valeur artistique à tous les points de vue et parce que je suis loin d’être une critique de théâtre, je vais juste dire ce que cette oeuvre a suscité en moi. Je dois d’abord mentionner que cette pièce est divisée en 3 parties et chaque partie est jouée par un groupe d’élèves appartenant aux 3 niveaux de classes de « Elteatro studio », Chaque groupe est encadré par un metteur en scène différent qui au final sont tous chapeautés par Tawfik Jebali. Malheureusement je n’ai pu voir que les deux derniers groupes qui étaient encadrés par Khawla El Hadef pour l’un et Tawfik Jebali pour l’autre.

ISHKABED aborde le sujet de la complexité des rapports Hommes/Femmes. Les élèves bien que des amateurs amoureux de théâtre,  ont par certains montré un grand professionnalisme et un tel engagement dans le jeu que l’on se serait cru devant des comédiens chevronnés!!! Bravo pour l’encadrement de Tawfik Jebali et de Khawla El Hedef . Quand on parle des relations Hommes Femmes ça n’est jamais simple, c’est même très compliqués!!! Les aliénations de notre éducation qui nous inculque la chose et son contraire et qui finit par faire de nous par certains de nos comportements des schizophrènes et des maniaquo-dépressifs. Tous ces interdits que l’on nous apprend, les limites qu’on nous impose, et les préjugés dont on nous abreuve dans nôtre enfance font de nous le couple Homme Femme ( époux, collègues, amoureux ou même amis) que nous sommes aujourd’hui!!! Le tableau n’est pas drôle… Il était question de femmes battues, de femmes violées, de mariages de réparation de nymphomanes, de maris trompés, de la difficile communication dans le couple… et portant nous avons ri, ri et encore ri!!! Nous avons ri de ces hommes restés sans voix devant des femmes qui osent prendre les devants dans une relations de séductions, nous avons ri de ces hommes qui jouent aux machos mais qui cachent une femme dans chacun d’eux (moment assez fort de la pièce où les comédiens se déshabillent pour se travestir en femmes), nous avons ri de ces Hommes qui pleurent parce qu’ils ont été largués par la Femme, chose qu’un homme n’accepte pas facilement le contraire est plus gratifiant pour lui! Nous avons ri de l’hypocrésie de la drague et des mains baladeuses! Nous avons ri du crime passionnel et de la lâcheté des Hommes ( akhta rassi wadhreb)!

ISHKABED c’est une histoire d’Amour mais c’est une histoire de l’AMOUR, de l’amour de la liberté, de l’amour de la vie, de l’amour de la dignité de l’individu,  de l’amour de l’autre cet autre qui est diffèrent de nous mais qui nous enrichit, ISHKABED c’est un appel à la tolérance au partage et au dialogue. ISHKABED est une oeuvre où la symbolique et la métaphore sont très fortes : tout se dit en terme de ISHK … ENHEBBBBBBEEEEEKKKKK!!!!!

El Teatro Studio 2008 fût pour moi la découverte d’un talent certain celui de Khawla El Hadef ( comme le fût Atef Ben Hassine en 2007)  ainsi que celui du danseur et chorégraphe Nejib Ben Khalfallah et la confirmation du génie du Grand Tawfik Jebali!!!

 

Un Train nommé… Facebook!!!

Jeudi 19 juin 2008

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Malgré toute la littérature qui a été écrite sur ce phénomène que l’on appelle Facebook, je me sens toujours intriguée par l’étendue de cette nouvelle invention de la toile!!! Ce train qui embarque tout le monde et qui vous offre une virée virtuelle au point de ne plus vouloir en  descendre, c’est quoi ça???

Tous ces gens (dont je fais partie) qui y adhèrent, que recherchent ils? Qu’est ce qui fait qu’on décide un jour de s’y inscrire? Et toutes ces listes d’amis que l’on trouve et qui laissent croire sans doute à tort, que tout le monde est ami avec tout le monde! IL y a des listes où le nombre d’ »amis » dépasse parfois les 1000???? Quels sont les critères de choix qui nous poussent à accepter ou non une invitation « d’amitié »? Et ceux qui s’inscrivent pour le seul plaisir de rentrer dans le facebook afin de satisfaire leur « voyeurisme » puisqu’il faut être déjà inscrit pour accéder aux listes d’amis agrémentées de leurs photos.

Pour moi, mon inscription m’a été suggérée par ma nièce et j’avoue y avoir trouvé un certain plaisir. J’ai pu grâce à facebook retrouver des copains du lycée que je n’ai plus vus justement depuis le lycée. J’ai aussi retrouvé des bloggeurs, certains qui tout en gardant toujours leur anonymat  mettent  dans leurs albums les photos de leurs amis avec eux dedans sans se tagguer!!! J’ai aussi retrouvé des membres de ma famille que je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer auparavant, et ce fût assez drôle pour moi de me trouver des petits cousins et cousines en Roumanie ou aux USA!!! J’ai pu faire la connaissance d’un « ami » qui était l’ami de beaucoup de mes copains et copines d’adolescence et qui connaissait pleins de détails de notre quartier des années 70 et ça j’ai adoré!!!

Et puis j’avoue qu’en regardant dans les listes d’amis des autres et dans leurs profils,je me fais une idée plus ou moins approximative de la qualité de la personne et de sa catégorie socioculturelle (même si tout reste à vérifier). On retrouve aussi des amis qui se regroupent par affinités régionales (les  tunisois, les marsois, les baldias, les sfaksias, les souahlias… ), ou culturelles ou intellectuelles ou artistiques ou encore des groupes complètement décalés et c’est à mon sens les plus sympathiques tels que « le petit hamadi illustré » ou encore « les perles de Tunisie ».

Dans facebook on peut aussi trouver les rendez vous culturels ou autres évènements auxquels on vous invite à assister avec réservation et confirmation de votre présence. C’est intéressant dans la mesure où l’on est au moins tenu au courant des activités artistiques culturelles et autres en Tunisie et ailleurs aussi!

Les discussions en instantané avec vos amis que vous trouvez connectés en même temps que vous sur facebook, ça aussi c’est intéressant, parce que cela vous permet d’échanger quelques petits mots avec des personnes que vous ne connaissez pas obligatoirement mais dont vous pourrez découvrir des qualités que vous n’aurez pas pu déceler dans leurs pages ou profil.

Vu comme ça Facebook semble être une aubaine pour les internautes… mais sans vouloir tomber dans la paranoïa tout ça me semble trop beau pour être vraiment innocent!!!

Toc Toc c’est moi… est ce qu’il ya quelqu’un?

Vendredi 23 mai 2008

Toc Toc c'est moi... est ce qu'il ya quelqu'un? dans Autrement dit wma 09litalien.wmaporte02a.jpg

Je reviens sur la pointe des pieds, sans vraiment l’avoir programmé. Je reviens parce que mon blog me manque et qu’en le parcourant, j’ai senti une grande émotion en me rappelant toute la joie qu’il m’avait procuré avant que je ne l’abandonne sans aucune excuse.

Je reviens hésitante, un peu comme lorsqu’on revient sur un lieu désert hanté de souvenirs heureux. je reviens impatiente mais avec cette peur qui nous prend de crainte de ne pas retrouver  ce pourquoi l’on était revenue, ce bonheur abandonné.

Je reviens sur mes mots qui ont raconté mes maux, sur ces lettres qui ont peint le plus profond de mon être et je tâtonne dans ce vide un peu pour retrouver mes anciens repères, les choses dont j’aimais parler, les amis qui visitaient mon blog, et ceux qui le commentaient.

Alors Toc Toc c’est moi… est ce qu’il y a quelq’un?

Je reviens… Peut être!!!

Mercredi 27 février 2008

je ne sais plus combien de temps est passé déjà depuis mon dernier post, je ne veux pas compter les jours… Il y en a eu de merveilleux et il y en a eu des tristes… J’ai eu mes fous rires et j’ai eu mes larmes… il y a eu des départs et des retrouvailles… il y a eu des ruptures et des réconciliations… Ainsi fût ma vie loin de mon blog! Et je n’ai jamais compris pourquoi à aucun moment de cette éclipse, je n’ai éprouvé le besoin de le retrouver, je l’avais oublié et j’évitais même d’en parler???!!! Si ce n’est, les commentaires que je continuais de recevoir de temps en temps sur mon email qui me rappellent cette belle aventure que fût mon flirt intellectuel avec mes lecteurs bloggeurs et bloggeuses. Au fait intellectuellement je suis « bi »!!!

J’ai oublié de vous dire aussi que j’ai continué à visiter certains blogs et à me délecter, mais j’ai surtout fait des lectures sur l’actualité internationale qui m’a je l’avoue plongée dans une amertume et un désenchantement que j’ai du mal à dépasser surtout que je ne sais pas quoi faire pour réagir efficacement à toutes ces agressions de toutes sortes que subit l’être humain!!! Est ce que le monde est en passe de devenir fou ou c’est moi qui suis restée trop naïve?????

 

Mon Amie… ma mie!

Jeudi 18 octobre 2007

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Je t’ai revue mon amie, après une si longue absence.  Je t’ai revue et j’ai eu un pincement au cœur, je me suis très vite rappelée nos années lycée et surtout l’inoubliable année du Bac ! Nous étions les meilleures amies du monde si bien que l’on nous prenait pour des cousines proches. Tu étais la rebelle brunette au nez retroussé et j’étais la romantique blonde aux taches de rousseur. Tu étais un vrai garçon manqué et j’étais un vrai bout de femme accomplie. Tu étais la marginale et j’étais l’intello et toutes ces différences nous rapprochaient encore plus parce que j’adorais ta façon de vivre et ta manière de la raconter et tu aimais ma façon de rêver ma vie et ma manière de l’écrire… On était partie pour être des amies pour toujours, mais comme ce « toujours » n’existe que dans les Romans, nous nous sommes séparées par la faute de nos cursus universitaires. Tu étais partie faire tes études à Paris et moi sans trop tarder et avant même de terminer les miennes, je me suis mariée et rejoint mon mari à l’étranger. 

Et depuis je n’ai plus eu de nouvelles de toi, jusqu’à ce que je te retrouve aujourd’hui dans cette grande surface… Tu m’avais heurtée avec ton panier et voulant t’excuser, tu balbutias quelques mots confus et presque inaudibles ! Mais moi j’ai reconnu ta voix et ton nez retroussé, C’était toi, toi mon amie intime, ma meilleure amie, ma fausse jumelle !!! 

Ma joie était immense, je ne croyais pas mes yeux. Après tant d’années retrouver mon Alter égo, c’était presque magique… Mais ma joie tomba vite en crescendo lorsque j’ai vu son regard fuir le mien !!! Dans ses yeux il y avait cette tristesse qui ne trompe pas et qui dit, j’ai mal et je souffre ! J’étais troublée, je ne savais pas quoi dire ni quelle attitude adopter !!! Cette fille que j’ai connue solide comme un roc, était là devant moi brisée et meurtrie. Cette fois encore l’alchimie de notre amitié passée fit son œuvre, et tu sentis mon trouble et les questions qui se bousculaient dans ma tête ! Tu me pris par le bras, nous payâmes nos achats et nous sortîmes. Nous avions marché dans la rue se tenants par les bras, tu avais parlé, parlé, parlé et moi je t’écoutais sans dire un mot, tu voulais te soulager du poids de cette souffrance devenue insupportable au point de la rupture… Vingt cinq ans de ta vie ont défilé dans ma tête au son de ta voix cassée par des sanglots refoulés. Je veux te dire mon Amie, ma Mie, que tu as été une jeune fille formidable et tu es aussi une femme remarquable par ton courage et ton abnégation. Et n’oublies jamais que ce qui ne nous brise pas, nous rend plus fort. Alors n’aies pas honte de souffrir, tu as le droit, prends le temps de faire le deuil de tout cela et quand le soleil brillera de nouveau dans ta vie, tu comprendras combien ce triste épisode pourrait être constructif pour toi, pour une vie meilleure. 

Hachamtouha ya 3arab!!!

Jeudi 18 octobre 2007

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Dans le dernier n° de « Jeune Afrique » celui du 14 au 20 octobre, la chronique de  Fawzia Zouari « POST-SCRIPTUM », a attiré mon attention. J’avoue que je ne suis pas une lectrice assidue de ses posts et je n’ai pas encore eu le plaisir de lire ses romans, dont les échos sont on ne peut plus élogieux. Le Post s’intitule « L’amant virtuel », et il rapporte un fait divers que j’avais personnellement déjà lu dans un journal de la place et qui relate l’histoire de cet homme, un saoudien qui divorce sa femme pour l’avoir surprise entrain de regarder une émission télévisée dont le présentateur était un homme. L’homme n’ayant pas supporté que sa femme se soit trouvée « seule » avec un étranger fut il même derrière un écran de télé, a entamé une procédure de divorce en bonne et due forme!!!

C’est vrai que le fait divers pousse à l’extrême la caricature du mari, mais j’ai trouvé les commentaires de Madame Zouari et de son « amie » Françoise dont elle nous rapporte aussi les commentaires, on ne peut plus déplacés! Pour éviter toute méprise et mauvaise interprétation de mes propos, je tiens à signaler que je n’approuve aucunement le comportement de cet homme, et je peux dire sans craindre de me tromper qu’il  n’est en rien dicté par la religion musulmane; J’aurais aimé que Fawzia Zouari en expliquant à sa Françoise chérie la croyance musulmane qui a causé ce triste épisode, use d’un ton moins sarcastique : on ne rit pas des problèmes et frustrations des gens. Et les gens ici se sont ces saoudiens et saoudiennes instruits et cultivés qui militent courageusement pour plus de dignité et de liberté pour la femme!  Il y a plusieurs tentatives d’actions qui visent à donner à la femme son statut de citoyenne de plein droit et dans ce climat d’extremisme religieux que nous connaissons et qui sévit en Arabie Saoudite, ces actions meritent tout notre respect. Rappelons nous ces femmes qui un certain vendredi à l’heure même de la prière, elles étaient montées dans les voitures pour les conduire et défiler avec en signe de contestation contre l’interdiction de la conduite de la voiture par les femmes en Arabie. Ces Femmes ainsi que les quelques hommes qui les avaient soutenues ont été sévèrement réprimés. 

Fawzia Zouari pourrait expliquer à sa Françoise, sa donneuse de leçons d’amie chérie qu’elle pourrait garder son mépris pour les pédophiles et autres kidnappeurs d’enfants qui pullulent dans ces grands pays qui n’ont pas de pétrole, mais qui vont le voler chez ces Arabes orientaux qui, selon les dires la trés éclairée Françoise : »ou ils s’adaptent au progrès, ou ils laissent tomber »????  J’aurais aimé que la dame Françoise finisse son idée parce qu’elle a oublié de dire ce que ces  sous developpés d’arabes orientaux devraient laisser tomber s’ils ne veulent pas s’adapter au progrès prêché par la gentille madame qui craint aussi pour notre image, je cite : « Ils (ces arabes orientaux) ne vont pas continuer à Vous (arabes? Tunisiens? Musulmans? Ou Femmes?) ridiculiser devant le monde entier »!!! Alors pour éviter d’être ridiculisés d’avantage par ces arabes orientaux, nous allons demander à nos amis occidentaux de bien vouloir envahir le Golf,  le coloniser et  asservir ces peuples qui nous font tant rougir et nous leur ferons don de tout son pétrole et en bonus nous leur céderons définitivement la Palestine, qu’ils prennent ce qu’ils veulent pourvu que nous n’ayons plus à rougir devant eux!!!   Et comble du mépris, Madame Zouari avoue ne pas être d’accord avec sa Françoise chérie pour la simple raison et je la cite : « on n’a pas fini de s’amuser du côté du Golf et ça me fait de la matière pour mes « Post-scriptum », je crois même que je vais remercier mes amis Wahhabites pour la manne qu’ils dispensent à la pauvre femme que je suis. Allah, ils ne savent pas ce qu’ils font! »  Autrement dit et  b’loughet Abdelaziz El Aroui :  » louken mouch a3mehom, mé n3ichou m3ahom » Et c’est ça que veut Madame Fawzia Zouari????!!!!!  NO COMMENT…. 

Il était une fois , un certain ramadhan…

Mercredi 12 septembre 2007

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Le souvenir  dont je vais parler ne m’est pas inspiré par une chanson mais par l’avènement du mois de ramadan. En effet je garde en mémoire le souvenir d’un certain jour du mois de ramadan il y’a presque 17 ans, c’est une femme, en l’occurrence moi, tombée en pleurs devant une pomme rouge!

Ce ramadan là, j’étais enceinte de mon deuxième garçon  et un jour mon mari et moi étions invités chez des amis pour la rupture du jeûne.  Comme tous invités qui se respectent, nous ne pouvions pas aller chez nos hôtes les mains vides et nous avons opté pour des fruits en plus de la Khobzet fékia que j’avais moi même préparé à la maison. J’étais en pleine période de « Ou7am » et j’avais des envies bizarres, ça allait des « bananes rouges?! »(j’en avais rêvé) aux pommes vertes en passant par l’oeillet que j’avais vu dans un bac à fleur  d’une maison inconnue ou encore la « mloukhia » dont j’avais senti l’odeur chez une voisine du quartier; Même les pubs à la télé me donnaient l’eau à la bouche, je me souviendrais toujours de la pub  » Chambourcy Oh OUI! » que mon pere m’avait ramené de Paris et que j’avais caché pour ne pas en donner au reste de la famille!!! D’ailleurs les consignes étaient données pour qu’on ne me laisse pas regarder la pub sur FR2 ou sur TF1 parce que ce n’était pas toujours  évident de me ramener mes « envies » de Paris.

Alors pour revenir à ce dîner de ramadan chez nos amis, mon mari s’est arrêté devant le marchand de Fruits et était descendu choisir lui même la variété qu’on allait prendre avec nous. Et moi de mon siège en regardant les étalages je remarque la décoration méticuleuse faite sans doute par ce vendeurde fruits « tkerli et artisto ». Des pommes rouges bien astiquées étaient déposées délicatement sur des petits melons cantaloup! A la vue de ces fruits rouges et brillants je sentais l’eau me monter à la bouche. Alors sans tarder je demandais à mon fils d’à peine 5 ans d’aller dire à son père de nous acheter des pommes ce qu’il fit à contre coeur, mon mari qui avait déjà payé les fruits et s’apprêtait à sortir de la boutique , retourne m’en acheter unkilo sans trop de joie non plus. Quelle fût ma déception lorsque je découvris que les pommes achetées étaient de petites pommes jaunes et non les rouges qui m’ont fait baver!!! J’ai timidement fait remarquer à mon mari que c’étaient les rouges dont j’avais envie, mais il a refusé de retourner voir le  marchand parce que les pommes rouges étaient juste pour la décoration et il n’était pas question pour lui d’aller endemander au vendeur enargumentant que sa femme enceinte en avait envie, comme je le lui avais suggéré! J’étais dans un tel état de désespoir que mon mari bien qu’une vraie tête de turc, se résigna à aller « quémander » une pomme rouge. Le marchand de fruits m’en fit tout un paquet et refusa même d’être payé pour « une envie de femme enceinte ». Et quand enfin mon mari me mit le paquet de pommes rouges sur les genoux, j’étais si heureuse que j’ai ouvert le paquet et pris une pomme me mis à la sentir et sans comprendre pourquoi les larmes me coulaient sur les joues, je pleurais  et je ne pouvais pas me retenir. J’étais la « mechtéqa » de la famille, j’étais honteuse de moi, mais satisfaite quand même car je tenais dans mes mains mon fruit tant désiré!

Je n’oublierais jamais cet épisode de ma période de grossesse surtout que  je ne suis pas très fruits et encore moins pommes rouges!

ROMDHAN MABROUK A TOUTE LA TUNISPHERE!!!

Annonce Urgente : A la recherche de la perle rare

Vendredi 17 août 2007

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 Il y a quelques jours je décidai de prendre quelques jours de congé afin profiter avec ma famille de quelque moments de vacances et de farniente. J’avais compté sans mon aide ménagère que je vais appeler parce que c’est ainsi qu’on les appelle sans hypocrisie : ma bonne. En effet cette dernière, voyant que je me préparais à partir avec mes mecs pour quelques jours de vacances dans notre « maison de la plage », s’est rappelée à son tour le mariage de la sœur, la circoncision du petit cousin, mais le plus urgent c’était la maladie de la grand mère qui risquait de mourir ce qui compromettrait toutes ces festivités.  Mais voilà ma bonne est partie sans laisser d’adresse, emportant avec elle le portable de mon fils et son chargeur, mon kaftan rouge brodé d’or mon coffret de maquillage de grande marque (authentique), quelques faux bijoux et le sac assorti au kaftan, elle n’a pas pu prendre les mules avec, je chausse trop petit pour elle… Mais le plus précieux dans tout ce qu’elle m’a pris c’était mes vacances tant et tant rêvés!!!  

Et commença alors le ballet des bonnes qui viennent mais qui ne restent pas. La télé, la parabole et le portable ont changé le temps et ces filles avec, mais moi je n’ai pas pu m’adapter à ce temps où la confiance, el amena et el3echra ne sont plus des choses sacrées!!! Depuis je suis sans aide ménagère c’est pourquoi je profite de mon blog pour passer cette annonce peut être qu’ici j’aurais plus de chance de trouver la Perle Rare : 

Femme au Travail, cherche femme sans travail pouvant entretenir son foyer, le salaire est négociable mais le dernier mot reviendra à l’employée laquelle sera priée de ne pas trop abuser du téléphone afin de laisser à l’employeuse de petits moments pour demander des nouvelles de la maison. L’employée est priée de ne voir son « fiancé » que 6 jours par semaine. Le 7ème jour étant consacré à l’employeuse, l’employée est priée d’éviter ce jour là, de tomber malade elle même ou aucun autre membre de sa famille. L’employée qui disposerait de la garde robe de l’employeuse serait priée de ramener les vêtements une fois utilisés et ça ne fait rien pour le pressing c’est à la charge de l’employeuse. L’employée serait aimable d’informer l’employeuse dés que les provisions du garde manger sont terminés afin que celle ci puissent se réapprovisionner et ne pas rester en panne de fruits de yaourts, fromages, œufs, thon et autres miel et friandises… L’employeuse serait très reconnaissante si l’employée voulait bien avoir la gentillesse de ne pas jeter la peau (des fruits), les pots (de yaourts) et l’emballage en plastique, sous les lits ou dans les coins et recoins de la maison. L’employée est avertie à l’avance qu’elle ne peut disposer de la télé et de la mini chaîne du salon que durant l’absence de l’employeuse ce qui lui laisse quelques 12 heures de libre usage de toutes les télécommandes, après quoi elle serait priée de les remettre à leurs places et de regarder la télé dans sa chambre et de baisser le son aussi. Enfin et à sa convenance et selon sa disponibilité, l’employée est priée de faire le ménage, et le repassage si possible, le manger est réservé à l’employeuse, laquelle s’engage aussi à partager son salaire avec l’employée si cette dernière répond aux critères de recherche susmentionnés. 

El 3ibdillia, j’y étais…

Vendredi 10 août 2007

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Le 9 août, comme je vous l’avais annoncé en scoop, et bien longtemps après moi les médias Clin doeil, Tawfik Jebali a présenté la production de son atelier de travail « Théâtre Studio » 2007, au Palais El 3ibdillia.

Comme d’habitude le public de Tawfik Jebali était très nombreux à être au rendez vous. La Pièce dans sa version originale est le fruit des ateliers de travail des élèves d’El Teatro studio et a été mise en scène  par Atef Ben Hassine. Celle que nous avons vu hier, a été une relecture de l’oeuvre par Tawfik Jebali. Et même si ce grand du théâtre a gardé certaines scènes de la pièce, on remarque une redistribution de certains rôles et des ajouts de scènes et de personnages dans un autre agencement de l’espace, le résultat fût différent de l’oeuvre originale. C’était du pur délire à la manière de Tawfik Jebali

Moi j’ai retrouvé des amis que je n’ai plus vus depuis si longtemps et ce fût un vrai bonheur:  c’est ça l’esprit El Teatro, le meilleur est toujours dans les coulisses ou l’avant et l’après spectacle. On papote on s’embrasse, on se félicite pour des choses et d’autres, on se remémore des souvenirs communs, on se présente mutuellement les enfants que l’on a connus tout jeunes et qui maintenant sont de vrais ados objets de fierté.

Hier l’ambiance finale était si festive notamment grâce à la musique finale de la pièce que j’ai personnellement partagé quelques pas de rumba avec l’inégalable Zeineb Farhat, le personnage clé de Tawfik Jebali et sans lequel El Téatro n’aurait sans doute pas eu le même goût! 

 

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