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Archive pour octobre 2007

L’absence

Lundi 29 octobre 2007

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 L'absence dans Mon humeur du jour mp3sergereggianilabsence.mp3

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ! » Y a-t-il plus juste description de l’absence et de son dur corollaire « le manque »!!! 

J’avoue que l’absence est quelque chose à laquelle j’ai du mal à m’habituer. Je n’aime pas le vide que pourrait laisser un être cher dans ma vie, je ne parviens jamais à le meubler d’aucune façon. Les gens qui m’entourent ont dans mon cœur, chacun une place que nul autre ne pourrait remplacer serait ce même momentanément. Et quand l’absence s’impose à moi, elle me fait mal jusque dans mon corps ! L’absence est pour moi comme une petite mort, elle me rend triste et met en hibernation toute ma joie de vivre. J’ai beau me dire que les retrouvailles seront encore plus belles, et les étreintes tellement plus passionnées… Rien à faire c’est une vraie déchirure que j’éprouve à chaque départ!!! Et, comme dans un ultime élan de survie à cette tristesse qui m’envahit, je me mets à la recherche du moindre détail qui me ferait croire que ce départ n’est qu’un petit « au revoir » et que chaque jour qui passe me rapproche de celui heureux du retour. Je m’occupe à oublier… à m’oublier, et je mets mon quotidien entre parenthèses, je zappe mes jours et quand vient la nuit, je me jette entre les bras de mes amants de toujours, ceux qui ne faussent jamais compagnie… mes livres !!! 

Kahlon mon amour, te revoilà dans mon lit!!!

Dimanche 21 octobre 2007

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Kahlon, adorable ami! 

Un autre hiver revient et te revoilà dans mon lit où mes nuits sans toi sont on ne peut plus glaciales. Tu m’as manqué, tous ces mois sans toi ont été longs, mais tu comprends que je n’aurais pas pu t’avoir contre moi plutôt. Mais rassures toi très cher, personne d’autre ne prendra jamais ta place, personne d’autre que toi ne pourra jamais me procurer la chaleur que tu me donnes toi mon ami. Et comme mon lit semble froid et vide sans toi, tu sais très bien que je ne pourrais jamais me passer de toi, de ta présence contre mon ventre, à mes pieds, tu me précèdes parfois dans mon lit pour le chauffer par ton corps minuscule et pourtant si chaud , tu es si discret que même quand je dors, ton souffle se fait presque silencieux pour ne pas déranger mon sommeil!

Kahlon, mon bon Kahlon que ferais je sans toi… mon séchoir adoré!!!

Ya m’daffini allah lé inahhik a3lia.

Ta super grande frileuse qui a tant besoin de toi!!!

  

La Maladie que je vous souhaite à tous d’attraper!!!

Samedi 20 octobre 2007

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Parce que très jeune j’ai contracté la maladie d’Amour, et que je n’ai jamais vraiment suivi de traitement sérieux pour me soigner, cette maladie est devenue chronique chez moi. Elle se manifeste à toutes les saisons et sous différentes formes. 

En effet, il me suffit de voir la pluie fine de l’hiver tomber sur les carreaux de la fenêtre de ma chambre, ou alors d’entendre au petit matin les gazouillis des oiseaux annonçant le printemps ou encore sentir le parfum des jasmins ou autres fleurs de nuit, embaumant nos soirées estivales sur la pelouse du jardin ou enfin d’écouter le bruit du vent automnal sifflant dans les arbres et ramassant sur son chemin les feuilles mortes et jaunies, pour que je tombe irrémédiablement dans un état d’amour  profond!!! 

Cette maladie se manifeste chez moi sous formes de poèmes que je me mets à écrire inventant mille et un amants que je n’ai pas eus et que je n’aurais sans doute pas, ou alors des romans d’amour que je dévore comme une affamée et dont je deviens moi même l’héroïne des souffrances de cet amour impossible ou encore des chansons nostalgiques que je me met à écouter sans arrêt en pensant à toutes ces années collège, lycée et université!!! 

Cette maladie me cause divers troubles et gènes. Ainsi j’ai la sensation de marcher sur un nuage, et je me sens si légère, moi qui pourtant pèse quelques bonnes dizaines de kilos, je peux vous assurer que je me sens presque pousser des ailes, et puis ce coeur qui se met à battre à une vitesse telle qu’il me laisse parfois le souffle coupé, et ma vision qui me joue des tours puisqu’alors à mes yeux tout le monde devient beau et gentil, et puis cette chaleur que je sens en mon corps me donne des couleurs aux joues et une certaine brillance dans le regard qui aux dires de mon entourage avive un peu mon personnage!!!

Enfin, je ne vais pas trop m’attarder sur ma maladie, j’ai appris à vivre avec et je vous confie aussi que je ne saurais pas vivre sans…  La Maladie d’Amour est la seule maladie dont on ne voudrait jamais guérir… Alors mes amis que Dieu ne vous en préserve jamais! 

 

Mon Amie… ma mie!

Jeudi 18 octobre 2007

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Je t’ai revue mon amie, après une si longue absence.  Je t’ai revue et j’ai eu un pincement au cœur, je me suis très vite rappelée nos années lycée et surtout l’inoubliable année du Bac ! Nous étions les meilleures amies du monde si bien que l’on nous prenait pour des cousines proches. Tu étais la rebelle brunette au nez retroussé et j’étais la romantique blonde aux taches de rousseur. Tu étais un vrai garçon manqué et j’étais un vrai bout de femme accomplie. Tu étais la marginale et j’étais l’intello et toutes ces différences nous rapprochaient encore plus parce que j’adorais ta façon de vivre et ta manière de la raconter et tu aimais ma façon de rêver ma vie et ma manière de l’écrire… On était partie pour être des amies pour toujours, mais comme ce « toujours » n’existe que dans les Romans, nous nous sommes séparées par la faute de nos cursus universitaires. Tu étais partie faire tes études à Paris et moi sans trop tarder et avant même de terminer les miennes, je me suis mariée et rejoint mon mari à l’étranger. 

Et depuis je n’ai plus eu de nouvelles de toi, jusqu’à ce que je te retrouve aujourd’hui dans cette grande surface… Tu m’avais heurtée avec ton panier et voulant t’excuser, tu balbutias quelques mots confus et presque inaudibles ! Mais moi j’ai reconnu ta voix et ton nez retroussé, C’était toi, toi mon amie intime, ma meilleure amie, ma fausse jumelle !!! 

Ma joie était immense, je ne croyais pas mes yeux. Après tant d’années retrouver mon Alter égo, c’était presque magique… Mais ma joie tomba vite en crescendo lorsque j’ai vu son regard fuir le mien !!! Dans ses yeux il y avait cette tristesse qui ne trompe pas et qui dit, j’ai mal et je souffre ! J’étais troublée, je ne savais pas quoi dire ni quelle attitude adopter !!! Cette fille que j’ai connue solide comme un roc, était là devant moi brisée et meurtrie. Cette fois encore l’alchimie de notre amitié passée fit son œuvre, et tu sentis mon trouble et les questions qui se bousculaient dans ma tête ! Tu me pris par le bras, nous payâmes nos achats et nous sortîmes. Nous avions marché dans la rue se tenants par les bras, tu avais parlé, parlé, parlé et moi je t’écoutais sans dire un mot, tu voulais te soulager du poids de cette souffrance devenue insupportable au point de la rupture… Vingt cinq ans de ta vie ont défilé dans ma tête au son de ta voix cassée par des sanglots refoulés. Je veux te dire mon Amie, ma Mie, que tu as été une jeune fille formidable et tu es aussi une femme remarquable par ton courage et ton abnégation. Et n’oublies jamais que ce qui ne nous brise pas, nous rend plus fort. Alors n’aies pas honte de souffrir, tu as le droit, prends le temps de faire le deuil de tout cela et quand le soleil brillera de nouveau dans ta vie, tu comprendras combien ce triste épisode pourrait être constructif pour toi, pour une vie meilleure. 

Hachamtouha ya 3arab!!!

Jeudi 18 octobre 2007

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Dans le dernier n° de « Jeune Afrique » celui du 14 au 20 octobre, la chronique de  Fawzia Zouari « POST-SCRIPTUM », a attiré mon attention. J’avoue que je ne suis pas une lectrice assidue de ses posts et je n’ai pas encore eu le plaisir de lire ses romans, dont les échos sont on ne peut plus élogieux. Le Post s’intitule « L’amant virtuel », et il rapporte un fait divers que j’avais personnellement déjà lu dans un journal de la place et qui relate l’histoire de cet homme, un saoudien qui divorce sa femme pour l’avoir surprise entrain de regarder une émission télévisée dont le présentateur était un homme. L’homme n’ayant pas supporté que sa femme se soit trouvée « seule » avec un étranger fut il même derrière un écran de télé, a entamé une procédure de divorce en bonne et due forme!!!

C’est vrai que le fait divers pousse à l’extrême la caricature du mari, mais j’ai trouvé les commentaires de Madame Zouari et de son « amie » Françoise dont elle nous rapporte aussi les commentaires, on ne peut plus déplacés! Pour éviter toute méprise et mauvaise interprétation de mes propos, je tiens à signaler que je n’approuve aucunement le comportement de cet homme, et je peux dire sans craindre de me tromper qu’il  n’est en rien dicté par la religion musulmane; J’aurais aimé que Fawzia Zouari en expliquant à sa Françoise chérie la croyance musulmane qui a causé ce triste épisode, use d’un ton moins sarcastique : on ne rit pas des problèmes et frustrations des gens. Et les gens ici se sont ces saoudiens et saoudiennes instruits et cultivés qui militent courageusement pour plus de dignité et de liberté pour la femme!  Il y a plusieurs tentatives d’actions qui visent à donner à la femme son statut de citoyenne de plein droit et dans ce climat d’extremisme religieux que nous connaissons et qui sévit en Arabie Saoudite, ces actions meritent tout notre respect. Rappelons nous ces femmes qui un certain vendredi à l’heure même de la prière, elles étaient montées dans les voitures pour les conduire et défiler avec en signe de contestation contre l’interdiction de la conduite de la voiture par les femmes en Arabie. Ces Femmes ainsi que les quelques hommes qui les avaient soutenues ont été sévèrement réprimés. 

Fawzia Zouari pourrait expliquer à sa Françoise, sa donneuse de leçons d’amie chérie qu’elle pourrait garder son mépris pour les pédophiles et autres kidnappeurs d’enfants qui pullulent dans ces grands pays qui n’ont pas de pétrole, mais qui vont le voler chez ces Arabes orientaux qui, selon les dires la trés éclairée Françoise : »ou ils s’adaptent au progrès, ou ils laissent tomber »????  J’aurais aimé que la dame Françoise finisse son idée parce qu’elle a oublié de dire ce que ces  sous developpés d’arabes orientaux devraient laisser tomber s’ils ne veulent pas s’adapter au progrès prêché par la gentille madame qui craint aussi pour notre image, je cite : « Ils (ces arabes orientaux) ne vont pas continuer à Vous (arabes? Tunisiens? Musulmans? Ou Femmes?) ridiculiser devant le monde entier »!!! Alors pour éviter d’être ridiculisés d’avantage par ces arabes orientaux, nous allons demander à nos amis occidentaux de bien vouloir envahir le Golf,  le coloniser et  asservir ces peuples qui nous font tant rougir et nous leur ferons don de tout son pétrole et en bonus nous leur céderons définitivement la Palestine, qu’ils prennent ce qu’ils veulent pourvu que nous n’ayons plus à rougir devant eux!!!   Et comble du mépris, Madame Zouari avoue ne pas être d’accord avec sa Françoise chérie pour la simple raison et je la cite : « on n’a pas fini de s’amuser du côté du Golf et ça me fait de la matière pour mes « Post-scriptum », je crois même que je vais remercier mes amis Wahhabites pour la manne qu’ils dispensent à la pauvre femme que je suis. Allah, ils ne savent pas ce qu’ils font! »  Autrement dit et  b’loughet Abdelaziz El Aroui :  » louken mouch a3mehom, mé n3ichou m3ahom » Et c’est ça que veut Madame Fawzia Zouari????!!!!!  NO COMMENT…. 

Mes amis… j’ai fugué!!!

Mercredi 17 octobre 2007

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Je vous retrouve à la fois heureuse et confuse, je ne sais pas comment écrire ce post. Je n’ai pas décidé de mon départ, j’étais partie sans plus. Au début c’était ramadan qui s’installait dans notre quotidien et je me suis dit que j’allais me consacrer à la famille puisque je dînais chez mes parents et aux soirées ramadanesques que j’aimais tant, en projetant de sortir avec mes amis.

Mais en fait ce que j’ai fait, mis à part aider ma mère dans la cuisine en mettant les dernières touches au dîner, j’ai marché, marché, marché tous les soirs après la rupture du jeûne. Les seules fois où j’ai retrouvé mes amis c’était sur le parcours et c’est là bas où j’ai passé les 29 soirées ramadanesques… en marchant en trottant et en transpirant… J’ai rencontré des visages que je n’ai pu voir que dans la pénombre de la nuit et  l’on s’est salués sans nous connaître avec le fameux « saha chribtek » de circonstance. Mes compagnons de marche étaient des jeunes et des moins jeunes des hommes d’un certain âge et des femmes d’un âge certain, des couples se tenant par la main, des femmes enceintes qui traînaient le pas aux bras de maris non moins « enceintes » qu’elles par la faute de ce ramadan gourmand.

J’ai marché souvent seule et dans ma solitude j’ai savouré ce retour vers « moi ». J’ai réfléchi comme le font souvent tous les marcheurs solitaires. J’ai rêvé, j’ai fait des projets, je me suis disputée, j’ai adoré et détesté des personnes et des situations j’ai bâtis et démolis des relations, je me suis revisitée, je me suis relue, je me suis reparlée,  et je me suis retrouvée.

Et chaque  jour je me sentais plus éloignée encore de mon blog, et tous les jours je me disais « demain je l’ouvrirai », mais je ne  l’ouvrais pas.  Puis j’ai commencé à recevoir vos commentaires mes Amis et j’étais touchée par vos marques d’amitié surtout ceux qui s’inquiétaient de mon absence de la blog-sphère. Mais comble du paradoxe, plus je recevais vos commentaires et plus j’avais peur de retrouver mon Blog. J’avais peur de ne pas trouver les mots justes pour expliquer ce qui s’est passé en moi : Mes amis, j’ai fugué! J’ai fugué de mon Blog sans préméditation et plus le temps passait et plus  j’avais peur de revenir dans mon  »chez moi ». Aujourd’hui c’est nostra qui m’envoie le lien de la petite note de Anouar :  http://anouar-la-vie.blogspot.com/2007/10/o-est-passe-ptitbeurre.html.

Alors sans trop réfléchir j’ai réouvert mon blog avec la crainte que l’on aurait lorsque l’on ouvre la porte d’une maison poussiéreuse et peut être même hantée et que l’on a désertée depuis si longtemps. J’ai poussé la porte de mon blog sur la pointe des pieds en évitant de faire du bruit, en retenant mon souffle et en priant pour être bien accueillie par mes Amis auxquels sans le décider vraiment, j’ai fait faux bond!!!